L'éducation
à l'orientation est un élément fondamental pour que le jeune soit
acteur de son projet personnel. Une telle démarche éducative implique
nécessairement, pendant sa scolarité, des séquences réservées à
l'information, à l'orientation, afin que le jeune construise
progressivement son projet. Pour la FCPE, ce dernier n'est pas que
professionnel. II est évolutif car tributaire d'un certain nombre de
fadeurs, telles la faisabilité des études, les réalités du terrain,
les capacités du jeune...
Conçue comme un processus continu et positif qui responsabilise jeunes et parents, l'orientation permet d'initier très tôt l'enfant à l'auto-évaluation. II pourra ainsi choisir et tirer les conséquences de ses choix. Éduquer le jeune à l'orientation, c'est lui donner les moyens de mesurer ses réelles capacités et d'analyser toutes les contraintes extérieures, celles de son environnement immédiat, du projet envisagé, de la société, du monde économique, sans s'y enfermer. Outre les parents, l'implication des autres acteurs du système éducatif est indispensable. Des conseillers d'orientation aux enseignants, sans oublier le conseil de classe, etc. Éduquer à l'orientation, c'est bâtir un parcours où des rencontres fréquentes avec les acteurs économiques permettent au jeune d'affiner la perception qu'il a des métiers, de leur évolution, des débouchés potentiels ainsi que des parcours de formation pour atteindre l'objectif. Ainsi l'orientation ne serait plus vécue comme l'obstacle d'un parcours sur lequel le jeune trébuche ou comme une exclusion. Si le système éducatif a intégré certaines séquences d'information, d'orientation dans le parcours scolaire du jeune, des efforts sont encore à faire. Les enseignants devraient pouvoir bénéficier d'une formation spécifique, permanente, à la réalité du monde économique, à l'écoute des jeunes, au respect de leurs choix. De même, il est nécessaire de prévoir, dans l'emploi du temps des élèves, de manière transversale, une période dévolue uniquement à l'orientation, pendant laquelle devrait pouvoir intervenir l'ensemble des personnes susceptibles d'apporter aide et information. Les conseillers d'orientation, trop peu nombreux, devraient être plus impliqués, et disposer de moyens leur permettant une meilleure disponibilité, une meilleure écoute. La concertation active devrait être davantage préparée et réalisée dans des temps suffisants et non pas mise en place comme de simples consultations à la chaîne où l'efficacité semble être liée au nombre d'entretiens réalisés chaque jour avec les élèves d'un même établissement. Par ailleurs, des orientations sont encore trop souvent réalisées par défaut quand le service public d'éducation n'offre pas la formation recherchée par le jeune sur son secteur et que seule reste la possibilité du privé ou d'un éloignement fort coûteux aux familles. Enfin s'il était donné aux fédérations de parents d'élèves la réelle possibilité de former les parents délégués, ces derniers joueraient un rôle plus efficace au sein des conseils de classe qui, eux, méritent plus de sérieux qu'il ne leur en est accordé dans certains cas. Patrice PARTULA, secrétaire général, |
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Dernière mise à jour : dimanche 28 avril 2002 |