Le
budget de l'EPLE obéit à 6 règles budgétaires :
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1.
le principe
de l'annualité |
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Le
projet de budget est préparé pour une année, et l'autorisation
qu'est le vote du budget n'est valable que pour l'année civile (1er
janvier au 31 décembre).
Se pose le problème du
rattachement des opérations budgétaires et de la véritable période
d'exécution du budget : dans
le cas des EPLE (donc du collège), se pratique le système "de
l'exercice". Celui-ci consiste à rattacher au budget d'une
année les services et droits acquis durant cette année, quel que soit
le moment où les dépenses sont effectivement payées, et les recettes
effectivement encaissées. Contrairement au système "de la
gestion" (utilisé pour la comptabilité de l'Etat), il prend en
compte les engagements de dépenses et les constatations de recettes.
La période d'exécution
du budget ne correspond donc plus à l'année civile, mais comporte deux
périodes : |
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les douze mois de l'année civile |
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une période complémentaire (limitée aux deux mois qui suivent
l'exécution du budget) |
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2. le principe de l'unité |
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Il
stipule que pour faciliter la mise en évidence de l'équilibre
budgétaire, l'ensemble des ressources et l'ensemble des charges doivent
être portées sur un document unique. |
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3. le principe de l'universalité |
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Corollaire
du principe d'unité, il répond au souci de faciliter le contrôle
budgétaire, et témoigne de la sincérité du budget en évitant les
dissimulations.
Toutes les ressources
et toutes les charges doivent être inscrites au budget, sans
omission, ni contraction, ni affectation : |
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sans omission : |
interdit
d'utiliser des crédits occultes, non inscrits au budget |
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sans contraction : |
interdit
de ne porter au budget que le résultat d'une opération de dépense et
d'une opération de recette consécutives à une même activité (règle
du produit rut, par opposition à celle du produit net) |
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sans affectation : |
interdit
de préciser que dans le budget, telle dépense sera couverte par telle
recette (appliquée pour le "service général", elle est
aménagée pour les "services spéciaux", dont certains
disposent de ressourcesaffectées à une charge précise) |
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4. le principe de la spécialité |
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Le
budget prévoit un programme d'action dont les détails s'inscrivent en
différentes dépenses, équilibrées par différentes recettes.
L'autorisation
budgétaire, concrétisée par le vote du Conseil d'Administration, pour
être valable et faciliter les contrôles, doit être donnée par
nature de dépenses ou de recettes.
On s'attache donc à
individualiser les dépenses dans des rubriques qui regroupent les
charges de même nature ou destination. Ce sont les "chapitres
budgétaires", qui sont répartis par destination : actions
éducatives, viabilisation, entretien ...)
Le principe de la
spécialisation interdit la pratique des virements de crédits d'un
chapitre à un autre sans une autorisation préalable, appelée
"décision modificative budgétaire", pour éviter les
dépassements de crédits ou leur emploi à des fins non prévues par le
budget. |
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5.
le principe de l'équilibre |
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Dans
les établissements publics, contrairement à l'Etat, où la dépense
publique est plus grande que les recettes fiscales (pratique du
déficit), l'équilibre budgétaire doit être strictement
respecté, et
les produits déterminés avant les charges. Toutefois, l'équilibre
peut être établi par l'utilisation de fonds de roulement. |
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6.
le principe de l'autorisation
préalable |
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Principe
simple, il donne au Conseil d'Administration le droit de délibération
et de vote du budget, préalablement à son exécution. |
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