Dans
chaque académie , depuis 1998 est mis en place un Inspecteur chargé
de l’hygiène et de la Sécurité selon le décret n°82.453 de 1982
relatif à l’hygiène, à la sécurité et à la médecine préventive
dans les fonctions publiques.
Cette
fonction est assurée dans notre académie par M LIOTTE, qui est
donc Inspecteur d’Hygiène et de Sécurité (IHS).Nous l’avons
rencontré le mardi 29 mai 2001.
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M
LIOTTE est depuis une dizaine d’années conseiller auprès du recteur
dans le domaine de la sécurité et de l’hygiène. Nous avons abordé
avec lui ses différentes fonctions mais aussi les questions liées aux
relations des parents d ‘élèves avec cette inspection, les
formations des enseignants au secourisme et les questions liées à la sécurité
incendie dans les établissements scolaires.
L’IHS
n’a pas de liens hiérarchiques avec l’Inspecteur d’Académie. Il
dépend de l’Inspection Générale de l’Education Nationale.
Il
a 300 000 personnes à sa charge, réparties dans 283 établissements du
second degré et 1800 établissements du premier degré.
1. |
Les
ACMO : (Agents chargés de la mise
en œuvre des règles d’hygiène et de sécurité)
En
novembre 2000, la volonté a été de mettre en place des ACMO
(Agents chargés de la mise en œuvre des règles d’hygiène
et de sécurité). Ces personnes devaient être des bénévoles
et prendre cette fonction sur leur temps de travail. A ce jour,
il n’y eu qu’une seule personne de nommée Parallèlement
des ATOS ont été mis en place. Il s’agit d’agents
techniques, ouvriers de service. L’ACMO peut être un ATOS ou
au collège, le gestionnaire
Avant
la fin du mois de juin 2001, tous les chefs d’établissements
recevront une lettre du rectorat leur demandant de désigner un
ACMO.
Dans
le premier degré, il y aura un ACMO par circonscription à
partir de la rentrée 2001. Il se peut que se soit la personne
qui tient actuellement les fonctions de conseiller pédagogique
d’EPS.
Tous
les ACMO seront formés au courant du deuxième trimestre 2002.
Pourquoi
y a t’il eu tant de retard pour la mise en place de ces ACMO ?
Parce que dans l’académie, la fonction de monsieur Liotté était
déjà très étendue et celui ci suivit en formation tous les
directeurs. Relevons
en plus que le taux de rotation des enseignants dans l’académie
est de 40 % par an. Aussi le suivi était dense.
En
plus, dans les établissements du second degré, une Commission
d’Hygiène et de Sécurité sera mise en place à la rentré
(elle sera équivalente au CHSCT des entreprises) et sera
obligatoire dans les LEGT disposant d’une SEGPA. Dans le
premier degré, il est fort possible que soit installée une
Commission d’Hygiène et de Sécurité de Circonscription. |
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2. |
Gestes
d’urgence :
Tous
les enseignants ne sont pas formés aux gestes d’urgence, le
secourisme étant un module optionnel à l’IUFM. Mais c’est
une formation validante possible.
Dans
toutes les écoles, il doit exister une fiche synthétique pour
les appels d’urgence : rappel des numéros du 15 et du
18, quoi faire, quoi dire, etc.…..
Il
est rappelé que les enseignants ont obligation d’alerte.
Face à toute situation , il doivent alerter des secours sans délai,
même si ce n’est que pour demander un conseil au 15 par
rapport à un incident qui peut paraître bénin.
Une
pochette explicative des premiers gestes d’urgence dite
pochette de secours doit être disponible dans les écoles, dans
le bureau du directeur.
Les
parents d’élèves peuvent demander à ce que ces pochettes et
les fiches d’appels d’urgence soient bien mises en place. |
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3. |
Sécurité :
Les
établissements scolaires sont classés en catégories en
fonction de leurs effectifs. Les consignes de sécurité contre
l’incendie varient en fonction des catégories.
Les
maternelles par exemple sont classées en catégorie 5 si elles
ont moins de 100 élèves. De même pour les primaires s’ils
ont moins de 200 élèves. Cette catégorie représente 80 % des
établissements français.
En
catégorie 5, la visite de la Commission de sécurité ne se
fait que sur demande du Maire. Dans les autres catégories, elle
est périodique. Par exemple, le collège de Brumath est en catégorie
3 ( plus de 300 élèves ), et cette visite se fait tous les 3
ans.
Si
la commission donne un avis défavorable, c’est le maire qui a
pouvoir de fermer l’établissement ou de faire faire les
travaux. |
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4. |
Exercices
d’évacuation incendie :
Les
enseignants ont une obligation de faire
3 exercices d’évacuation par an
dont un au courant du premier mois suivant la rentrée.
Il
n’est écrit nulle part que ces exercices doivent se faire
avec les sapeurs pompiers. L’évacuation est à la charge du
directeur et des enseignants. En revanche, les pompiers peuvent
venir conseiller et ils doivent au moins être invités à venir
visiter les locaux en dehors de la présence des enfants.
Le
responsable de la sécurité incendie est le directeur. Celui-ci
doit tous les ans prévoir un point de rassemblement en dehors
de l’école en cas d’évacuation : un lieu fermé et
accessible, disposant d’un téléphone.
Le
plan d’évacuation doit être présenté aux parents à la
rentrée scolaire.
Chaque
école doit disposer d’une alarme spéciale pour l’incendie,
mais il est admis pour les établissements de catégorie 5 et 4
que tout moyen sonore est valide.
Les
boîtiers d’alarme sont à la charge de la commune. |
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5. |
Stationnements
devant les écoles :
Le
directeur a obligation de s’assurer que les accès de l’école
sont toujours libres. |
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