Le
ministère reproche à la FCPE et aux lycéens d’avoir
empêché la tenue du CSE qui devait débattre de la
modification de la composition du conseil de discipline
et les accuse d’avoir refusé toute concertation.
De
quel droit le ministre se permet-il de faire porter sur
une organisation la responsabilité de ses propres
manquements ?
Le
ministre réécrit l’histoire à sa façon ; ce
n’est pas la première fois !
En
effet, ce projet était inscrit à l’ordre du jour du
CSE du 16 octobre. En raison de la vive opposition de
nombreux partenaires, et en particulier de la FCPE et
des lycéens, le texte avait alors été retiré. On
pouvait donc penser que le ministre se rangeait aux
arguments de ceux qui défendaient l’idée que ce
sujet ne pouvait être traité qu’à l’issue du
grand débat sur l’avenir de l’école.
Contrairement
aux affirmations du ministre, la FCPE n’a jamais refusé
la concertation, bien au contraire. Nous avions été
conviés, le jeudi 2 octobre, donc avant le CSE du 16
octobre, à discuter du thème général de l’autorité
avec un conseiller du ministre.
Au
lieu d’aborder cette question, un autre conseiller de
Luc Ferry a tenté de vanter à la FCPE les vertus du
budget 2004. Nos arguments critiques dûment fondés
ayant déplu, la réunion a tourné court.
Après
le Conseil supérieur de l’éducation du 16 octobre,
nous n’avons reçu aucune invitation de la part du
ministère jusqu’à un appel téléphonique du
conseiller social. Cet appel faisait suite à l’envoi
par le ministère du nouveau projet de texte dans les
derniers jours de novembre. Le conseiller précisait
alors que les syndicats enseignants avaient été
consultés et avaient donné leur accord ; il
souhaitait bien tardivement et de toute urgence
rencontrer la FCPE pour obtenir son aval.
Les
responsables de la FCPE étant des bénévoles, exerçant
une activité professionnelle et ne bénéficiant pas
d’un statut de délégué parent leur permettant de répondre
sur le champ à une invitation, rendez-vous a été pris
pour le 8 janvier 2004 afin d’aborder la question de
la place des parents dans le système éducatif, en
particulier le rôle qui est le leur au sein des différentes
instances, notamment le conseil de discipline.
Comme
nous l’avions fait pour le premier projet de texte,
nous avons fait parvenir nos observations écrites au
ministère le 5 décembre (document joint à ce
communiqué). Nous réaffirmions notre opposition à la
modification de la composition du conseil de discipline.
Le
ministère, en déformant sciemment la vérité, fait
une nouvelle fois preuve de malhonnêteté
intellectuelle. En faisant un mauvais procès aux
parents d’élèves, il indique dans quelle considération
il les tient.
Chacun
jugera qui, du ministère ou des parents d’élèves,
refuse la concertation.
Conformément
à la loi, la FCPE entend bien être reconnue comme un
partenaire d’égale dignité et non comme un
interlocuteur de seconde zone que l’on consulte
lorsque tout est bouclé avec les organisations
syndicales, a fortiori lorsque la question en discussion
concerne au premier chef les élèves.
Contact
presse : Laurence Guillermou – Tél : 01 43 57 16
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