Après
s'être réjouies de la tenue de ce débat et avoir
affirmé leur souhait de le voir se dérouler, pour être
crédible, dans les meilleures conditions, elles ont
fait part de leurs inquiétudes. Celles-ci sont fondées
sur la perception d'une certaine dégradation de la
situation due à l'environnement politique et à la
confusion qui s'installe dans les esprits.
Vu
du terrain, le débat semble être porté exclusivement
par le Ministère, par l’administration et par les
représentants de l’Etat qui multiplient des annonces
parfois contradictoires. La commission chargée du
pilotage du débat, pourtant indépendante, n'apparaît
pas suffisamment en tant que telle.
Cette
situation est de nature à générer et à renforcer un
scepticisme qui va croissant et qui se traduit, dans
certains cas, par un profond désintérêt, voire par un
appel au boycott, sur le thème : « tout est
bouclé d’avance ».
Pour
éviter ces écueils, il serait souhaitable que la
commission rende visible son existence, son rôle, et réaffirme
son indépendance en s'adressant à l'opinion publique
et en appelant clairement l’ensemble des composantes
de la société civile, notamment les associations, à
se mobiliser et à s’impliquer dans le débat.
Par
ailleurs, les trois organisations ont insisté sur les
difficultés de mise en place de ce débat:
-
précipitation car, dans de nombreux départements, tout
sera terminé avant les vacances de Noël, alors que la
période du débat s'étend jusqu'au 17 janvier ; cette
attitude dévalorise l'initiative en laissant penser que
l'on est pressé d'en finir ;
-
horaires ne permettant pas la participation de tous les
partenaires et de tous ceux qui sont intéressés par l'Ecole
;
-
programmation de nombreux débats le 6 décembre, journée
du téléthon.
Les
trois organisations ont rappelé qu’elles sont
sollicitées pour animer les débats à l’intérieur
de l’Ecole (près de mille seront animés de la
sorte).
Elles
ont souligné également qu’en ce qui les concerne,
elles organisent des débats publics dans la société
– plus de 250 déjà programmés.
Elles
ont souhaité que cet engagement soit reconnu et que la
traduction authentique de ce travail puisse être pris
en compte comme celui de toutes les forces de la société
civile.
Elles
ont invité la commission et son président à rappeler
que les actuels débats locaux s’inscrivent dans un débat
national dont le calendrier, tel qu’il est prévu à
ce jour, va jusqu’à un débat parlementaire au début
2005.
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